Messagerie, fichiers, applications métiers, authentification : le smartphone donne aujourd’hui accès à une part croissante de l’environnement de travail. Pourtant, sa gestion n’est pas toujours pensée avec les mêmes exigences que celle des ordinateurs.
L’observation terrain
Cette semaine, un client nous a posé une question simple :
« Comment limiter l’accès aux seuls outils professionnels sur les smartphones et garantir la sécurité des données ? »
Derrière cette demande se trouve un sujet plus large.
Dans beaucoup d’organisations, l’ordinateur est identifié comme un équipement professionnel à administrer : logiciels installés, comptes utilisateurs, mises à jour, sécurité, accès aux données.
Le smartphone, lui, peut encore être considéré principalement comme un téléphone auquel on ajoute progressivement de nouveaux usages.
Pourtant, ces usages ont profondément évolué.
Ce que cela questionne
Messagerie professionnelle, documents partagés, applications métiers, agendas ou encore authentification : le smartphone est désormais une porte d’accès au système d’information.
La question n’est donc plus seulement de fournir un téléphone à un collaborateur.
Il faut aussi pouvoir déterminer quels usages sont autorisés, quelles applications peuvent être installées, comment les paramètres sont appliqués et ce qu’il advient des accès et des données en cas de perte, de remplacement ou de départ d’un collaborateur.
Autrement dit, le niveau de pilotage du smartphone a-t-il suivi l’évolution de ses usages ?
Un signal à explorer
Cette observation fait apparaître une hypothèse :
Le smartphone est devenu un poste de travail à part entière, sans toujours être intégré au même niveau de pilotage que les ordinateurs.
À ce stade, il s’agit d’une observation issue du terrain, pas d’une tendance établie.
Ce que nous allons observer
Les prochains échanges du Baromètre permettront notamment de regarder comment les organisations gèrent leurs smartphones professionnels :
- qui choisit et installe les applications ;
- comment sont gérés les accès aux données professionnelles ;
- quelles mesures sont prévues en cas de perte ou de vol ;
- comment est traité le départ d’un collaborateur ;
- et plus largement, si les smartphones sont intégrés au pilotage du parc informatique.
L’objectif n’est pas d’ajouter de la complexité à leur gestion, mais de vérifier si le niveau de maîtrise est aujourd’hui cohérent avec la place qu’ils ont prise dans les usages professionnels.
Le repère OrdiEtik
Dès lors qu’un équipement donne accès aux outils et aux données de l’entreprise, la question n’est plus seulement de savoir s’il fonctionne. Il faut aussi savoir comment il est administré.